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02/06/2020 - Témoignages

Classes virtuelles : retour sur expérience

« L’enjeu du distanciel, capter la substantifique moelle de la journée »

Vincent Girard banquier de carrière, intervient depuis cet automne pour l’ITB en Ile-de-France et à l’international. Une façon de partager sa passion du métier et échanger avec des apprenants de différentes générations. Le 16 mars dernier, il a dispensé pour la première fois un cours en distanciel…

Comment avez-vous vécu cette expérience de formation à distance ?

Une fois passés les doutes et l’appréhension face à ce nouvel outil qu’est Teams, l’enjeu a été pour moi d’adapter la journée de formation. Cette façon de dispenser le cours a été passionnante en ce qu’elle lève les barrières entre apprenants et intervenant. Nous avons tous été participants d’une session de formation, c’est-à dire co-animateurs de la journée, pilotés par l’intervenant, chef d’orchestre maïeuticien. Chacun a dû s’approprier l’échange et créer une dynamique qui ne s’est pas démentie. Dans le cadre de ce premier cours à distance, j’ai choisi de mener les exercices de façon collégiale. Cela ne signifie pas cacophonie, ni anarchie, mais exigence partagée pour aboutir à un livrable de qualité.

Comment s’est déroulée la journée en distanciel ?

Les ateliers se sont déroulés en 3 phases : d’abord le travail individuel qui permet aux apprenants de poser leurs idées et de se projeter dans l’exercice ; ensuite, la construction collective où ce sont eux qui produisent et animent l’atelier. J’interviens ponctuellement par des questions brèves qui leur permettent de recentrer ou d’approfondir le travail. La dernière phase concerne le correctif et le debrief : là, j’interviens pour revenir sur les différents points exposés au regard des consignes énoncées, de la méthodologie, des technicités bancaires. Cette phase aboutit à une synthèse à laquelle je fais participer les apprenants par des questions ciblées plus directives. Chaque demi-journée, nous avons fait 2 pauses de 5/10 minutes. Le cours a été très minuté afin de garantir son rythme.

Les interactions avec les apprenants sont-elles aussi efficaces qu’en présentiel ?

Là où le présentiel mène à la facilité de se reposer généralement sur les apprenants les plus actifs, le distanciel exige une attention plus fine, une écoute plus pertinente de tous les acteurs. Il faut s’adapter minute par minute au groupe, sans cesse s’assurer que tout le monde suit, en questionnant, en relançant...
Pour cela, l’écoute est indispensable. Ne pas avoir peur des silences, il ne s’agit pas de meubler mais de construire ! En plus du micro et de la caméra, Teams propose des outils précieux comme l’accès au bureau, pour le partage de documents ou encore la liste des participants et un fil de conversation, qui permettent de relancer l’attention.
Il faut beaucoup de spontanéité et d’assertivité dans la communication : de la politesse, de l’écoute pour qu’une confiance totale s’instaure. Dire ce qui doit être dit, sans jugement ni agressivité, pour installer une autorité bienveillante.

Que retenez-vous de cette expérience ?

J’ai obtenu des retours magnifiques avec des verbatims comme : « Cours dynamique, j’ai beaucoup appris », « J’avais peur de m’ennuyer, c’était topissime ! ». L’expérience est très positive pour eux comme pour moi. L’animation distancielle est un challenge passionnant, qui nous oblige beaucoup plus que le présentiel à être attentif, pertinent, aiguisé.
Ceci est valable pour l’intervenant comme les apprenants. Dans le contexte "extra-ordinaire" que nous vivons, la digitalisation fait une avancée fulgurante autant dans la sphère personnelle que professionnelle. Pour ce qui est de la formation, force est de constater que la participation n’est pas une question de présence. Le distanciel fonctionne. Il s’avère aussi efficace que le présentiel dans l’acquisition et le partage des savoirs, voire plus exigeant.

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