Au cœur du métier d'ingénieur pédagogique à l'ESBanque
Au sein de ESBanque, l’ingénierie pédagogique joue un rôle clé dans la conception de formations adaptées aux réalités du secteur bancaire.
Dans cet entretien, Constance Schaeffer, ingénieure conceptrice pédagogique à la Learning Factory, présente son métier : transformer des contenus experts en dispositifs engageants, en présentiel comme en e-learning. Entre approche active, mises en situation concrètes et intégration de l’intelligence artificielle, elle met en lumière les enjeux d’un métier stratégique au service de la réussite des apprenants.
Découvrez le témoignage Constance Schaeffer, ingénieure conceptrice pédagogique
Pouvez-vous nous présenter votre parcours et votre rôle d’ingénieur pédagogique à l’ESBanque ?
Je suis arrivée à l’ESBanque en tant qu’ingénieure conceptrice pédagogique au sein de l’équipe ICP de la Learning Factory. Mon rôle consiste à concevoir des dispositifs de formation, qu’il s’agisse d’e-learning, de présentiel ou de classes virtuelles, pour des formations diplômantes et qualifiantes.
Quelles sont vos missions et responsabilités au quotidien au sein de la Learning Factory ?
Au sein de la Learning Factory, mes missions sont principalement liées à la conception et à l’ingénierie pédagogique.
Au quotidien, je collabore avec des experts métiers de différents domaines afin de transformer des contenus théoriques en activités pédagogiques. Je veille à assurer la cohérence de ces activités avec les contenus et les objectifs de formation. J’ai également une casquette de cheffe de projet pédagogique, en termes de missions cela comprend le cadrage du projet, le suivi des livrables de l’équipe projet, la coordination et la communication transverse avec d’autres équipes de l’ESBanque.
Pouvez-vous donner un exemple d’innovation ou de méthode pédagogique que vous avez mise en place et qui a eu un réel impact sur les formations ?
Il existe différentes approches pédagogiques. Celle que je privilégie dans le cadre des journées en présentiel est l’approche active, permettant à l’apprenant d’être pleinement acteur de son apprentissage.
Un exemple typique de cette méthode est la mise en situation. Dans le cadre de la relation client, des mises en situation sont proposées autour de l’accueil ou de la découverte des besoins lors d’un entretien.
Pour des thématiques plus techniques et exigeantes, un travail peut s’appuyer sur des documents fictifs proches de la réalité professionnelle. Les apprenants sont amenés à analyser des données et à prendre des décisions en réalisant un brainstorming.
L’objectif est de placer l’apprenant au plus près de son quotidien ou futur quotidien professionnel, afin qu’il développe des compétences concrètes, directement mobilisables dans son environnement professionnel.
Comment collaborez-vous avec les formateurs, experts métiers et équipes internes pour concevoir et améliorer les formations ?
Nous collaborons selon différentes méthodes et à l’aide de plusieurs outils. Nous pouvons fonctionner en mode « cascade », où chaque équipe intervient selon son périmètre de missions.
Sur certains projets, nous adoptons une approche plus agile en coconstruisant les dispositifs de formation avec différents acteurs afin de favoriser l’intelligence collective.
Concernant la collaboration avec les formateurs, nous collectons les retours des intervenants via un formulaire dédié et les prenons en compte. Nous prenons également en compte les retours des apprenants via le NPS.
Comment votre emploi d'ingénieur pédagogique influence-t-il l’expérience et la réussite des apprenants de l’ESBanque ?
J’ai à cœur de proposer des formations et des activités engageantes, adaptées au contexte professionnel et aux besoins spécifiques des apprenants. Cela implique de mobiliser différentes méthodes pédagogiques en fonction des objectifs visés.
Pour les e-learning notamment, nous pouvons concevoir des modules avec des storytelling proches du quotidien des apprenants, afin de renforcer leur implication et de faciliter l’ancrage des apprentissages. De plus, il est essentiel de proposer des formats courts et impactant, adaptés aux rythmes professionnels.
Ainsi, en rendant les apprentissages concrets, engageants et directement applicables, mon travail contribue à renforcer la motivation, la montée en compétences et, in fine, la réussite professionnelle des apprenants de l’ESBanque.
Ingénierie pédagogique, quels sont les principaux enjeux ou défis auxquels vous êtes confrontée actuellement ?
L’un des principaux défis est l’accélération des pédagogies innovantes intégrant l’intelligence artificielle. L’IA transforme nos façons de concevoir les formations, mais aussi la manière dont les apprenants les appréhendent. Cela nécessite d’adapter nos pratiques, tout en garantissant la qualité pédagogique et la pertinence des dispositifs.
Selon vous, quel est le rôle stratégique de ce métier au sein de l’ESBanque et comment pourrait-il évoluer dans les années à venir ?
En tant qu’ingénieurs pédagogiques, nous contribuons directement à la valeur ajoutée de chaque formation grâce à une véritable expertise.
Dans les années à venir, l’IA aura un impact important sur nos pratiques. Elle permettra de faciliter la création de modules e-learning et la production de contenus, notamment. Toutefois, le rôle de l’ingénieur pédagogique demeure central : garantir la cohérence des parcours pour placer les apprenants en situation de réussite, concevoir des formations adaptées aux besoins spécifiques des clients, proposer des cas pratiques réalistes proches des réalités professionnelles des apprenants etc.